Hey Hey !
Ici en avant premiere, en une soirée... Voici THE story of "The Loutres"
Scénario imaginé en 2007
Histoire écrite ce soir, en 2008 ^^
Un grand plaisir à la faire.
Merci Quentin
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Je suis là, encore une fois, assit à cette vieille table au fond de la salle. Mon professeur parle, encore et encore, sans s'arrêter; j'en ai marre, je me sens oppressé, seul et je m'ennuie trop, du haut de mes 18 ans. Je me demande bien ce que je fais encore ici, à écouter quelqu'un m'enseigner une matière que je déteste : l'économie. Bref, encore une journée où il pleut, où je m'ennuie et où je suis seul. La sonnerie retentit, c'est le bonheur... Je mets ma capuche sur ma tête afin de recouvrir mes cheveux coiffés en pic, je sors de la salle, mon sac sur le dos mais surtout avec personne à qui parler. Pourquoi ? Tout simplement parce que je n'arrive pas à m'intégrer, je suis d'un naturel solitaire, je n'ai besoin de personne et les gens n'ont certainement pas besoin de moi. Alors je me dirige dans la cour du lycée où je vais me griller la troisième cigarette de la journée, la tête vers mes chaussures pour éviter ces lycéens hypocrites et arrogants qui seraient tentés de venir m'adresser la parole. Non, je ne suis pas « insociable », j'aime simplement être seul et je n'aime pas vraiment parler avec les gens de ma classe, qui sont tous plus jeune que moi, de deux ans environ. Oui, je suis un redoublant. Oui, je suis un de ces garçons qui détestent les cours. Oui, je suis mal dans ma peau, tout simplement... Je m'appelle Quentin, et j'ai bientôt 19 ans... peut être le BAC également, qui sait ? Je ne me fais pas beaucoup d'espoir...
Les cours reprennent, le quotidien aussi, les gens me regardent encore tous, je les entends encore parler à chacun de mes passages, mais seulement voila : ils sont trop lâches... Deux heures d'économie qui reprennent, deux heures où je dors encore sur ma table à penser à mon avenir, à penser à la prochaine soirée que j'espère faire avec ma meilleure amie. Marion est blonde, de grands yeux vert, de taille moyenne mais surtout magnifique. Je la connais depuis un long moment maintenant, elle est la seule personne à qui je tiens sur ce monde, la seule personne qui me comprenne en un seul regard, la seule personne que j'aime...
La journée est enfin terminée, je rentre chez moi, sous la pluie qui ne cesse de tomber; c'est étrange, il a fait beau toute la semaine sauf aujourd'hui... Je suis enfin chez moi, je me pose sur mon lit et j'allume ma chaine hi-fi tout en fixant mon plafond. Que fait t'elle ? D'habitude Marion n'est jamais en retard, pourtant cela fait 20 longues minutes que je l'attends maintenant. Je suis pressé, un sourire se dessine sur mes lèvres, je me prépare, mets du parfum, j'ai envie de la serrer dans mes bras. Non, elle n'est pas qu'une simple amie; elle est tout pour moi, celle qui me fait vivre, celle que j'aime toucher, celle qui avec un sourire me faire respirer. Au fond de moi, je l'ai toujours aimé, bien plus fort que de l'amitié mais j'ai toujours sû retenir mes sentiments afin de les mettre de cotés, pour ne pas tout gâcher, afin de ne pas perdre sa présence. Seulement voila, on s'est beaucoup rapproché depuis deux semaines, deux semaines que je lui ai dévoilé mes réels sentiments lors d'une soirée trop alcoolisée... Une soirée où j'aurais peut être mieux fait de ne pas participer, une soirée depuis laquelle je n'ai pas revu cette amie qui m'est tellement importante. Mais pourtant, ce soir, elle à décidé qu'on allait se voir, je suis content, elle avait l'air de ne plus faire la gueule lorsque je l'ai eu au téléphone ce midi. Seulement voila, j'appréhende; sans elle je ne sais pas ce que je ferais, sans celle je suis tout simplement perdu. Grâce à elle j'ai rencontré des gens géniaux avec qui je passe mes week-end, grâce à elle j'ai appris à sourire à la vie, grâce à elle j'ai continué mes études pour essayé de décroché mon BAC, grâce à elle je suis moi... mais seulement, sans elle, je suis quoi ?
Je suis allongé sur mon lit à contempler du vide. Les aiguilles de ma montre tournent sans même que je ne m'en rende compte, et le temps semble passer de plus en plus vite. J'attends. J'attends... Je ferme les yeux. Je me vois alors lui ouvrir la porte et, perdu dans l'océan de ses yeux, je la vois poser ses lèvres humides sur les miennes; je sens son souffle chaud sur mon cou; le sablier s'est arrêté, la terre ne tourne plus, il n'y a plus qu'elle et moi... Je réouvre mes yeux, dehors il fait sombre, la pluie continue de couler, Marion n'est pas là; triste soirée... Je n'arrive pas à retenir cette larme qui coule sur ma joue, pourquoi je me fais tant de mal pour cette fille... suis-je lucide, ou atteint de folie ? Je suis amoureux, quel étrange bonheur malheureux. Elle aurait dû être là depuis une heure déjà, et elle ne viendra plus maintenant. Toutes les questions que je me pose se heurtent à la foule de sentiments que j'éprouve : rage, colère mais surtout tristesse... Les larmes continuent de couler et, sans trop savoir pourquoi, j'ouvre un tiroir, en sors une bouteille d'alcool fort dont je dévisse le bouchon et en prends une grosse gorgée. Toute ma vie, l'alcool m'a aidé à surmonté mes problèmes, ou plutôt à les fuir. On m'a souvent dit qu'il ne fallait pas boire, mais j'ai toujours estimé qu'il valait mieux sombrer dans l'alcoolisme que dans la pensée.
J'ouvre ma fenêtre et m'assois sur son rebord, défiant cette pluie épaisse et ce vent froid qui m'agresse. Je ferme les yeux, très forts, pendant quelques secondes; afin de me laisser pleurer. Mes larmes se confondent avec les gouttes de pluie qui coulent le long de mon visage. Je suis à bout de souffle, ma tristesse semble m'étouffer tandis que je pense à elle, que je me fais du mal à l'imaginer avec quelqu'un d'autre. Je continue de boire, ma bouteille se vide aussi vite que le temps passe, ma tête tourne, le rythme s'accélère. Je bois, je bois, je bois... j'ai mal, et je n'arrive pas à me relever; où suis-je ? Ma tête frotte le sol, je suis étalé par terre, éclairé par la seule lumière de ce lampadaire qui me fait face. Je n'arrive pas à me retourner, je me rends alors compte que je suis tombé du rebord de ma fenêtre. Je baigne maintenant dans ce mélange de sang et de pluie. J'éprouve de la douleur, mais j'en souris. Je l'ai fais toute ma vie, pour jouer le monstre social et pour ressembler aux autres, pourquoi m'arrêter maintenant ?
Je me demande pourquoi personne ne vient m'aider, mais je finis par en rigoler nerveusement; pourquoi aurais-je besoin d'aide alors que je vais bientôt mourir, et que personne ne va s'en soucier, surtout pas elle... Je continue néanmoins de penser à elle, pour la dernière fois sans doute; Juste pour revoir ce petit sourire si particulier, effleurer les contours de ce visage familier, sentir ce corps si chaud contre le mien... Pourtant, je la sens à mes côtés, avant de distinguer sa silhouette à travers le rideau de pluie qui me sépare d'elle. Une dernière larme se met à couler tandis que j'entends cette fille que j'ai aimé se rapprocher en courant de mon corps presque inerte. Ce ne fût qu'à travers cette larme que cet amour perdu pût apercevoir toute la fragilité de mon être. Elle me prend dans ses bras, et ses larmes qui coulent sur moi témoignent de l'amour qu'elle me porte. Sans le savoir, elle vient de me donner une raison de vivre, sans doute trop tard...
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Deux styles, celui de Loutres : Superbe.
A refaire !
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Bisous à toi :)
By Loutres
Quentin & Marion
Element_^ La Miss